Comité de lecture

Les coups de cœur du comité de lecture.

 coup de coeur comité

 

“La rivière” – Peter Heller

Editions Actes Sud – Traduit de l’américain

Deux amis, Jack et Winn, anciens universitaires, décident de descendre en canoë plusieurs lacs, et d’arriver jusqu’à la baie d’Hudson.

Au cours de leur périple, ils voient la forêt embrasée ; au loin, deux hommes qui campaient près de la rivière. Jack et Winn sont soucieux pour eux, mais poursuivent leur périple. Ils ne sont pas au bout de leurs surprises.

J’ai beaucoup aimé. Le suspens est bien mené. Le lecteur est tenu en haleine jusqu’au bout. Jack et Winn sont très attachants de part leur empathie envers leurs semblables. Double coup de Coeur !

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“Comment cuire un ours” – Mickael Niemi

Editions Stock – Traduit du suédois

1852 : nous sommes dans un village du grand nord suédois. Une jeune gardienne de vaches a disparu. Son corps est retrouvé dans l’eau quelques temps plus tard. Le commissaire, pour rassurer les villageois, va s’empresser de faire porter la faute à un ours.

Le Pasteur, Lars Levi Laestadius n’y croit pas du tout. Avec Jussi, un jeune abandonné par sa mère et recueilli par le pasteur, ils vont mener l’enquête sans se soucier du commissaire et du garde-champêtre.

J’ai beaucoup aimé. Du suspens, une histoire d’amour, un pasteur hors du commun : des ingrédients pour faire un très bon roman !

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“Le roman de Jim” – Pierric Bailly

Editions P.O.L.

Aymeric 25 ans, retrouve Florence avec qui il a travaillé quelques années auparavant. Florence, qui a 40 ans, est enceinte et célibataire. Ils vont entamer une histoire d’amour. Le petit Jim va naître et Aymeric, tendre et profondément gentil, va accueillir et adorer cet enfant comme le sien.

Ils vivent tous les trois, épanouis et heureux. Mais, qu’adviendra t-il de ce bonheur puisque Jim et Aymeric n’ont aucun lien de sang. L’histoire évolue linéairement et accroche le lecteur avec facilité grâce à une écriture précise, simple et élégante.

L’auteur évoque le sujet délicat de la paternité et de l’amour filial avec sincérité et humanité.

Ce récit, délicatement raconté et criant de vérité, est émouvant, poignant et tendre. Une fois la lecture commencée, on ne peut plus s’arrêter. Le lecteur sera bouleversé mais va adorer.

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“Tea rooms” – Luisa Carnès

Editions la Contre-allée – Traduit de l’espagnol

Dans le Madrid des années 30, l’auteur nous emmène dans l’univers de jeunes femmes qui travaillent, mais qui ont à peine de quoi survivre : famille à entretenir, etc.

On suit particulièrement Matilde, très pauvre mais fière, intransigeante qui commence un travail de vendeuse dans une pâtisserie renommée qui compte plusieurs employées.

L’écriture est très particulière, remplie de détails qui peuvent être sordides, mais sans misérabilisme. Elle peut être saccadée : “dix heures, fatigue, 3 pesetas”, caustique, mais l’analyse fine et sans concession de cette société qui passe dans le magasin et de la vie de ses employées rend le roman très prenant.

Très bon moment de lecture !

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“Romance in Marseille” – Claude McKay

Editions Heliotropisme – Traduit de l’américain

Le titre, puis la couverture et enfin l’origine de l’auteur ont été des éléments déterminants dans ce choix de lecture.

L’histoire se situe dans le Marseille du début du XXème siècle. Le parcours rocambolesque de Lafala, docker ouest africain nous invite au voyage et nous rappelle ce qui constitue encore de nos jours, la particularité de l’âme Marseille.

Un bon moment de lecture.

Personnage complexe et fascinant, tour à tour journaliste, poète, porte-parole révolutionnaire à Moscou, docker et romancier, l’auteur Claude McKay, à la fin des années 1920, s’établit à Marseille, près du Vieux-Port, où il découvre non seulement dans la cité phocéenne une « Porte de l’Afrique », mais aussi la dimension multiple de la migration noire.

Ce roman est un document important, car il constitue un témoignage sur le quartier disparu de la Fosse (le « Quartier réservé », dynamité en 1943 par les nazis), la vie des ouvriers Noirs sur la Jetée et l’importation des styles musicaux venus d’Amérique du nord et des Antilles (blues, jazz, biguine, etc.).

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“Lune de papier” – Mitsuyo Kakuta

Editions Actes Sud – Traduit du japonais

Le nom de Rika Umezawa apparaît dans le journal.

Cette jeune employée de banque a détourné 100 millions de yen. Ses anciennes amies d’université l’ont connue comme quelqu’un de sérieux, très bonne élève. Elles ne s’expliquent pas ce qui a pu se passer.

A travers ce récit on se rend compte de la place de la femme au sein du couple et dans la société japonaise. Le rôle de la femme est de faire des enfants et de rester au foyer.

Mais pour Rika qui était mariée sans enfant, c’était compliqué car son mari ne comprenait pas qu’elle veuille travailler. Elle va être employée dans une banque.

Récit très bien mené. J’ai beaucoup aimé.

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